Le souverainisme biologique ou la tâche aveugle de l’opposition

Introduction

Depuis presque une décennie, le mot souveraineté a pris du grade.

Souveraineté politique

Souveraineté économique

Souveraineté energétique

Souveraineté numérique et technologique.

Pas un jour, pas une heure sans que le mot souveraineté ne soit propulsé en page de garde, en titre pute à clics.

A tel point que l’overdose finit par arriver: laisser nous tranquilles avec votre souveraineté de merde.

Ce mot devient galvaudé, insignifiant, détestable.

Cet effet est paralysant, et permet un tour de magie implacable: cacher l’éléphant dans la cabinet.

Car une tâche aveugle existe réellement, persistante, insidueuse et mortifère, là où surtout personne pas même vous-mêmes veut que vous regardiez.

Je veux parler du souverainisme biologique.

Le mensonge moderne

La clef du totalitarisme moderne est de suggérer l’illusion de la libre pensée, alors que dans la réalité cette libre pensée est dans la prison de la chair.

La chair, produit la pensée. Une chair malade produira de la pensée malade, une chair saine, produira de la pensée saine.

La célèbre maxime: Un esprit sain dans un corps sain.

Ou, pour les plus érudits d’entre nous: Mens sana in corpore sano

Ce mensonge moderne est ainsi révélé: l’illusion que la pensée, les idées sont libres, pures, abstraites, spontanées et gratuites.

Alors que non.

l’économie énergétique de la pensée.

Le cerveau comme tous les autres organes est soumis au champ de l’énergie.

Pas celle du new-age et de l’amour vibratoire.

L’énergie physique, alimentant l’activité cellulaire, de nos corps organiques. En teneur l’économie de l’énergie par les mitochondries.

Tout strictement tout dérive de cela. L’ensemble des capacités cognitives et sociales dérivent de la disponibilités énergétique cellulaire.

La noosphère si chère aux nominalistes n’existe que par les subventions permanentes de la biosphère.

La pensée n’est pas libre, elle est thermodynamiquement contrainte, chaque raisonnement est une allocation énergétique, chaque construction sociale est bornée par la capacité biologique des cerveaux qui la soutienne.

En somme, la biologie conditionne notre séjour dans la noosphère.

C’est d’ailleurs triviale, il n’y a pas de séparation de la chair et de l’esprit.

Le second ne quitte jamais le cocon du premier.

l’utilité opérative du mensonge.

Les structures modernes sélectionnent systématiquement les environnement produisant la dégration biologique.

Elles recherchent l’optimisation, le rendement, la stimulation perpétuelle, la consommation, la capture de l’attention.

Elles orchestrent à leur profit l’économie du stress et de la tension, captivant la foule, du détriment de sa santé.

Elles nous narguent même avec leur souverainetés perdues, celles citées en introduction.

La vulnérabilité au nudge augmente avec la fragilité métabolique.

L’ingéniérie sociale ne peut qu’opérer massivement qu’à cause de l’affaiblissement du champ biologique et de la vitalité.

La modernité prospère dans les environnements dégradant la biologie. C’est pour cela qu’elle les sélectionnent.

La hiérarchie réelle des souverainetés.

Dés lors cela bien acquis, nous, organismes malades, soumis à la pathologie industrielle du modernisme n’avons qu’un seul objectif.

Celui de la souveraineté métabolique et biologique. Celui restaurant une économie énergétique cellulaire efficace, par la remise en route de l’oxydation optimale du sucre par les mitochondries. Dans le respect du vivant, de la vie, de l’incarnation.

Pas de souveraineté politique, énergétique, technologique sans la primauté de la souveraineté biologique.

Une civilisation biologiquement affaiblie ne peut pas être souveraine.